Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de J-F COUSTY

Le blog de J-F COUSTY

Randonnées pédestres, photo, vidéo, jardinage, bricolage.

Publié le par jfcousty

 

La tradition bien établie du « Cul Noir » chez les Laroche

Cul noir1Depuis des siècles, de nombreuses familles arédiennes élèvent des cochons et pas n'importe lesquels, des « Cul Noir » de Saint-Yrieix. De nos jours, il reste peu d'éleveurs de cette race et très peu de familles ont encore un de ces cochons chez eux.

Sur le territoire de la commune de Saint-Yrieix, au lieu-dit « Puy de Haut », vit la famille Laroche.
Installée là, depuis le XIXe siècle, elle a toujours élevé des porcs « cul noir », ce cochon si caractéristique avec deux grandes tâches noires qui recouvrent sa tête et sa croupe.

Avant eux, sur ces mêmes terres, le régisseur de la propriété agricole du « Puy de Haut », monsieur Bonhomme, avait maintenu l'élevage de cette race porcine, comme avant lui d'autres l'avaient fait, à l'époque « où les paysans n'avaient que droit à un verrat castré par an ».

Pendant plus exactement deux siècles, la famille Laroche a représenté l'élevage arédien du porc « Cul Noir », dans de très nombreux concours d'animaux.

Elle a participé à un grand nombre de comices locaux mais aussi de toute la région. Elle a ainsi remporté plus d'une centaine de prix dont plusieurs premiers prix, comme par exemple au comice agricole de Saint-Yrieix, qui à l'époque était très renommé.

Les plaques en métal prouvant ces récompenses sont encore aujourd'hui accrochées sur le haut de la façade d'une des granges de la propriété. La plus ancienne semble dater des années 1860.

Après plusieurs années, sans la présence de cochon « Cul Noir » sur la propriété, les frères Laroche, Jean-Pierre et René, ont décidé, cette année, de renouer avec la tradition familiale.

Ils ont recréé un vaste enclos, sous des arbres au fond de leur potager, fortement clôturé et y ont installé deux cochons de cette race typiquement arédienne.

Rendant ainsi hommage aux valeurs familiales de leur grand-père, Emile, dit « Milou » et de leur père, Henri, qui ont gagné de nombreux

Les deux animaux, d'environ deux cents kilos chacun, étaient destinés à satisfaire « les envies culinaires frugales et traditionnelles de la Famille et de leurs Amis ».

Ils ont suivi un régime exclusivement végétarien. Ils ont été nourris avec cette fameuse « baccade », composée de légumes du jardin voisin. Mais ce ne fut pas leur seule nourriture car ils ont également profité des glands et des châtaignes de leur enclos.

C'est assurément grâce à tout cela et plus particulièrement aux châtaignes qu'est due la saveur très appréciée de la viande de cette race, de même que la fermeté et la blancheur de son lard.

Bel exemple de terroir et de tradition à suivre et à renouveler tous les ans, avec la fête familiale qui entoure la fabrication des produits (les boudins maison, les pâtés, les grillades, la conservation et le salage du lard, etc ).

 

Bernadette Feuillard

 

Commenter cet article